Saturday, June 29, 2019

Bonjour de la Cornouaille
Eh oui ! Nous sommes enfin en route. Cherbourg a été plein de petites réparations et nous avons acquis nos nouvelles voiles … c’est impressionnant la différence ! Bien faites par les voileries Cherbourgeoises à un prix « raisonnable », Francoise ayant décidé que nous les gardions montées nous avons filé de Cherbourg à Weymouth. Pensant mettre l’ancre, nous avons découvert que le guindeau ne marchait plus, en fait une boite de jonction débranchée mais difficile à trouver, puis le moteur de l’annexe ne veut plus démarrer. Heureusement nous avons rencontré un opérateur de « visites rapide de la baie » qui nous a orienté vers le vieux port et contacté un jeune homme charmant qui nous a réparé cela en 24H.
Alors nous avons visité cet ancien port et gouté un Gin Tonic avec pour Francoise un tonic au concombre et gingembre et moi un tonic anti fièvre excellents. Bien entendu ils servaient 3 pour un achat de deux et nous en avons profité ! Vendredi soir, atmosphère de détente au soleil en fin de journée … très dépaysant. Françoise ayant déchiré un muscle dans l’aisne, nous y sommes allé en annexe à la rame vu que le moteur était en réparation. Cela a beaucoup plus aux badauds sur les berges.
Nous fuyons les ports et sommes passé à Brixham où Francoise avait passé quelques semaines à 18 ans, mais elle n’a reconnu que le port. Ancien port de pêche toujours en activité, c’était le plus important port de pêche de l’Angleterre au 19ième siècle. Galions à voile pêchant au filet lesté qui rentraient tous les dimanches pour aller à la messe. Quand le vent manquait, ils s’arrêtaient dans un port en route pour aller à l’église … les anglicans sont des gens sérieux !
On s’étonne du nombre de bateaux de plaisance dans les ports. A Weymouth il y a place pour plus de 1000 bateaux et on dirait 2/3 de bateaux à voile. A Brixham il me semble que 500 n’est pas très loin du compte et il y a des dizaines de ports semblables sur cette côte.
On reprend nos marques de vie, tant dans les opérations de navigation que celles de la vie à bord, repas(Merci Johanna et Stanislas pour les herbes!), lectures (Cyrulnik), scrabble (merci Anne et Eric!), musique, ptit ponch etc. Vos petits cadeaux nous font penser à chacun de vous régulièrement ! On part d’un port sans vraiment savoir où nous allons, cela dépend du vent, de l’heure, des envies du moment … enfin la vie que j’aime.
Fin de semaine prochaine nous quitterons les Scilly où nous arriverons ce vendredi, après un arrêt à Polperro qui semble un port charmant et mercredi à Penzance pour laisser passer un coup de vent et faire du fuel. Une manœuvre de prise d’amare sur bouée via annexe excellente ! Du coup on a ouvert la bouteille d’armagnac offerte par Laurent .
Possible arrêt aux Glenants juste pour voir, puis Concarneaux pour prendre Christophe probablement le 8 juillet. Je doute que nous allions à Brest malgré l’exposition de Sophie. Dominique à Belle Isle puis quelques cabotages vers les Sables d’Olonne si Laurent et Brigitte y sont.
Voilà les nouvelles d’un dimanche pendant que nous naviguons en « papillon » par vent arrière à 6 nœuds. Francoise fait une sieste et je pense à vous tous, vous nous accompagniez !

Bon vent mes amis

Sunday, June 16, 2019

1ière navigation - 1st Sail ... and issues!

Nous sommes partit de Boulogne avec 20 à 23 noeuds de vent dans le pif et une mer à 3 m de creux alors que la météo annonçait 15 noeuds et 0,2 de hauteur de mer ... bienvenue aux prévisions météo!
Un peu rude pour recommencer et notre progression en zig zag n'était pas pour nous encourager ... mais nous avons persévéré et le temps aidant nous avons pu progressivement mettre du génois et avancer à 6 noeuds. Heureusement la marée était avec nous!
Petite soupe réconfortante car sur le pont c'était frais malgré nos combinaisons ... nous n'avions pas mis les thermodactyles en dessous car après tout nous sommes en Juin.
Belle vue de la côte, Le Touquet un peut trop construit et en dessous (Cucq?) un vrai blockhaus de bâtiments rappelant la côte Belge. La grande roue de Berck avec ses hôpitaux immenses et entrée dans la baie d'authie sans pour autant pouvoir voir la sortie de l'Authie comme rivière. Fort Mahon dans le soleil et Quend puis nous avons décidé de nous arréter à l'ancre en Baie de Somme.
Je trouve l'endroit avec le moins de clapot au sud de la baie et nous tentons de mettre l'ancre. Je dis tentons car pas de courant donc pas de guindeau  ... nous avons du abandonner et poursuivre vers Dieppe où nous sommes arrivé par presque pleine lune. L'accès au port et au ponton sans histoire et facile, on était TRES fatigués. Le lendemain j'ai découvert ENFIN que un des boitiers connecteurs des fils s'était déconnecté ... Cela remarche bien que j'ai du démonter les boitiers et vérifié tous les fusibles sur les parcours ... l'apprentissage continu sur les méandres du bateau.


Monday, June 10, 2019

Départ - We are sailing!

Nous sommes dans les affres du départ ... tant de choses à régler, dossiers à boucler, et l'armement du bateau. Nous partirons JEUDI 13 pour Dieppe en s'arrêtant pour pécher en route. Il nous faudra trouver une bonne âme pour nous emmener à Boulogne et devrons déposer notre voiture au garage au préalable ... çà cours!


We are in the throes of departure ... so many things to settle, affairs to close or transmit, and getting the boat equipped. We will leave on Thursday 13th for Dieppe stopping to fish on the way. We will have to find a good soul to take us to Boulogne and have to drop our car in the garage beforehand ... we are on the go!

Nous avons ré-activé notre connexion satellite. Our satellite connection is reactivated!

Satellite Tel : US +1 881623493201 remember you pay the call, SMS works much better

Attention le tel 881623493201 est via satellite basé aux USA donc il faut faire +1 avant le numéro. Le cout peut être élevé et la communication inaudible. Utiliser de préférence des SMS et le tel en urgence seulement.

Pour nous envoyer des SMS utilisez le site suivant :  http://messaging.iridium.com/ 
to send us messages please use the following site address:  http://messaging.iridium.com/ 



Notre page pour voir notre position en direct est     ICI
See where we are in direct                                      HERE

 HERE - ICI

Saturday, June 8, 2019

Bonjour les amis

Cela fait 1 an déjà que nous sommes terriens ! Mais la vie est pleine de surprises et nous avons Françoise et moi le temps pour donner du temps au temps.


Françoise a vendue sa maison de famille à Abbeville … remis le jardin des courlis en état de fleurs et douceur de vivre














Moi j’ai modifié le bateau pour que nous soyons protégés en navigation tout en ayant un regard à 360° sur les horizons. En plus j’ai ré-équippé en panneaux solaires 4 X 340w et 4 batteries GEL de 220Ah car l’installation initiale d’une part ne produisait pas assez mais surtout les batteries étaient réduite en charge et du fait d’une installation initiale défectueuse ne tenaient plus la charge. QuoVadis je dois dire à reconnu ce fait et m’a remboursé me permettant de ré-investir et ne payer que le delta des coûts.

Donc nous avons un bateau ré-équippé pour repartir d’un bon pied. Nous avons un nouveau circuit d’eau traitée en ultraviolet (l’ancien mal installé s’était cassé!) qui nous permettra de boire l’eau des citernes sans risques (bien que je les maintienne TRES propres!). Nous avons un jeu de voiles neuves qui nous attend à Cherbourg et comme vous le voyez sur les photos tout l’arrière du bateau est modifié sans aucune modifications structurelles !

Pour ce nouveau départ nous avons décidé que nous PRENDRONS NOTRE TEMPS ! En effet les 11000 miles parcourus en 18 mois nous ont semblé bien trop rapides ne permettant pas le temps des loisirs ni de l’approfondissement des lieux visités et la création de liens avec ceux que nous rencontrons.











Nos projets …

Nous partons semaine prochaine pour Dieppe, petite pêche en route, pour participer à un marriage d’amis et voir des membres de la famille de Françoise.

Le 17 Juin nous serons à Cherbourg et repartirons le 19 ou le 20. Le temps de diner avec Vincent et sa fille (si elle vient) et de valider les nouvelles voiles ainsi que de récupérer quelques équipements de sécurité qui sont à renouveler du aux dates de péremption.

A partir de cette date les dates sont estimatives car nous prendrons le temps requis sans s’inquiéter du planning. Ceux qui veulent nous rejoindre devront en discuter avec nous et nous nous coordonnerons au fil du temps.

Ce que l’on pense à ce jour :

20 Juin à fin Juin – Les iles Scilly, Dingle en Irlande


1juillet à fin Juillet et suite au mois d’Aout cabotage en France , puis Espagne et possiblement Portugal.
- Ouessant
- Ile Molène
- Concarneau ( Marin nous rejoint?)
- Groix ?
- Belle Ile en Mer (Dominique nous attend!)
- Noirmoutier ?
- Ile d’Yeu
- Les Sables d’Olonne (si Laurent y est!)
- Ile de ré ?
- Bordeaux ? (Royan si Goupil veut nous voir)
- Deba, Lekeitio, Bilbao ?
- Gihjon-Sur
- A Coruna
- Pontevedra /Santiago de Compostela / Parque Nacional isla Atlanticas /Vigo
- Viana Do Castelo (Portugal)
- Porto
- Figueira da Foz
- Lisbon
- Faro

Puis nous irons à TANGER au Maroc pour sortir de l’Union Européenne.

Là nous aurons un choix à faire, nous voulons aller aux iles Madères, mais aussi longer la cote du Maroc, cela dépendra possiblement de vous et vos projets, mais les deux seront vus.

Madère / Maroc en Aout/Septembre, puis les Canaries avec des arrêts au moins sur Fuerteventura et sa terre volcanique ainsi que La Frontera Santa Cruz de Tenerife pour voir nos amis responsables d’un club de plongée.

Vous suivrez le programme sur le Cap Vert dans nos prochains affichages. N’oubliez pas de nous suivre sur MAPS le lien qui vous montre OU nous sommes et même à quelle vitesse nous naviguons. Nous attendons vos commentaires.

L’engagement de Françoise et moi c’est de faire un affichage toutes les semaines cette fois car nous réalisons que nous avons été trop absents de ce site.

Bon vent à vous aussi !

In English -----------------------------



Hello friends

It's been a year now that we are earthlings! But life is full of surprises and we have Françoise and I the time to allow time for time.

Françoise has sold her house ... restored our garden in a state of flowers and sweetness of life, and I modified the boat so that we are protected in navigation while having a 360 ° view of the horizons. In addition I re-equipped in solar panels 4 X 340w and 4 batteries GEL of 220Ah because the initial installation on the one hand did not produce enough but especially the batteries were reduced in load and because of a defective initial installation so they no longer held the load. QuoVadis I have to say to acknowledged this fact and refunded me allowing me to re-invest and pay only the cost delta.

So we have a re-equipped boat to get off to a good start. We have a new ultraviolet water treatment circuit (the old badly installed was broken!) That will allow us to drink tank water safely (although I keep them VERY clean!). We have a new set of sails waiting for us in Cherbourg and as you can see in the pictures, the whole rear of the boat is modified without any structural modifications!

For this new start we have decided that we will TAKE OUR TIME! Indeed, the 11,000 miles traveled in 18 months seemed to us too fast not allowing the time of leisure or exploration of the places visited and the creation of relations with those we meet.

Our projects …

We are going next week for Dieppe, a small fishing trip, to participate at a wedding of friends and see members of Françoise's family.

On June 17 we will be in Cherbourg and will leave on the 19th or the 20th. Time to have dinner with Vincent and her daughter (if she comes) and to validate the sails as well as to recover some safety equipments which are to be renewed from the dates of expiration.

From this point dates are estimated because we will take the required time without worrying about the schedule. Those who want to join us will have to discuss it with us and we will coordinate over time to insure we meet your time frame and do not stress ourselves.

What we think so far:

June 20 to end of June - Scilly Islands, Dingle in Ireland

1 July to end of July and following the month of August we will hugg the coasts in France, then Spain and possibly Portugal.
- Ouesssant island
- Molène Island
- Concarneau (Marin joins us?)
- Groix?
- Belle Isle en Mer (Dominique is expecting us!)
- Noirmoutier?
- Ile d'Yeu
- Les Sables d'Olonne (if Laurent is there!)
- Island of Re ?
- Bordeaux? (Royan if Goupil wants to see us)
- Deba, Lekeitio, Bilbao?
- Gihjon-Sur
- A Coruna
- Pontevedra / Santiago de Compostela / Parque Nacional Isla Atlanticas / Vigo
- Viana Do Castelo (Portugal)
- Porto
- Figueira da Foz
- Lisbon
- Faro

Then we will go to TANGER in Morocco to leave the European Union.

There we will have a choice to make, we want to go to the islands Madeira, but also along the coast of Morocco, it may depend on you and your plans, but both will be seen.

Madeira / Morocco in August / September, then the Canaries with stops at least on Fuerteventura and its volcanic land as well as La Frontera Santa Cruz de Tenerife to see our friends responsible for a diving club.

You will follow the program on Cape Verde in our next displays. Do not forget to follow us on the MAPS tab and the link that shows you WHERE we are and even how fast we are navigating. We are waiting for your comments.

The commitment of Francoise and me is to make a display every week this time because we realize that we have been too absent from this site.

Our best to you too!





Wednesday, January 9, 2019

NYC aux Azores

Nous sommes en hautes mer, sud est de New York en route pour les Azores, port de Horta … si dieu le veut ! Mer très agitée, turbulente car vents très changeants et bien au dessus des prévisions GRIB des experts tant Weather4D que PredictWind ! 42 nœuds en rafales et des dizaines d’heures entre 30 et 40 nœuds là où ils parlaient de 20 à 30 nœuds maximum. Nous sortons récupérer labarre quand la bourrasque est trop forte pour le Pilote qui vaillamment tente de garder le bateau sur la route. Route sud est jusqu’au 38° parallèle pour tenter de sortir des coups de grands vents qui se forment sur la cote est des Etats Unis pour traverser vers le nord jusqu’en Europe.
Arrivé à New York splendide avec Françoise, c’est la troisième fois que je passe en bateau la statue de la liberté (hormis visite touristique à partir de New York). Toujours impressionnant cette ile avec ses gratte-ciel qui poussent comme des champignons. Wall Street a été complètement rénové avec le mémorial des Twin Towers, le front de mer transformé en parc et ses nombreux nouveaux gratte-ciel les uns plus grands que les autres. Les piétons ont maintenant le droit de circuler car on a pensé à eux et c’est vraiment la métro-polis de superman.
Hudson Point Marina est notre destination (environ $200 par nuit!) ou René nous a accueillit. Homme charmant et plein de dimensions et ressources que j’ai BEAUCOUP apprécié. J’ai l’espoir que nous en sortirons avec une amitié pérenne. Avec Françoise nous avons visité le mémorial 9/11 à New York, et dans le grand centre commercial en face, en essayant de faire réparer son téléphone dont la batterie était naze, elle a finalement craqué pour le 8+ dernier modèle en version 256giga afin qu’elle puisse faire des photos et ne pas saturé son appareil. Aux USA avec ses 6 % de taxe et le change elle l’achète bien moins cher qu’à Paris. Eric du coup m’en a fait acheter un pour lui mais un 8 de 64giga … plus raisonnable et adapté à son travail.
Evidemment nous avons bourlingué à New York et fait des achats, notamment le savon que je ne trouve qu’ici Dr Browner’s, savon écolo et TRES agréable sur la peau. Ondine, ma sœur, nous a invité à la pièce de théâtre de Ella Rose, Le Géant Vert, pièce très bien jouée et que j’ai trouvé pleine de messages pour les adolescents sur le fait d’être différent, que ce qui compte c’est de se trouver sois-mème et la tolérance de l’autre. Mais le plus important pour moi c’est d’avoir retrouvé ma sœur avec un changement radical d’attitude envers sa vie et les autres. Quel plaisir d’avoir retrouvé MA Ondine, celle qui sautait dans mes bras à 9 mois et qui est pleine de vie, d’amour et bien entendu avec son intelligence et sa maturité d’aujourd’hui. Seth, toujours fidèle à lui-même, nous a invité à son club de Jazz leJazz Standardou il est Directeur Artistique et nous avons passé une excellente soirée à écouter du jazz à la fois moderne mais pas cacophonique (désolé j’ai du mal avec certains « free » jazz).
Celia, ma quo-équipière pour la traversée est arrivée le 26 mars et Françoise à pris l’avion pour la France ne voulant pas faire la traversée de l’atlantique. On se marre bien avec Celia, une fois qu’elle a compris que j’aime vraiment Françoise et qu’elle ne risque rien avec moi.
J’ai revu Yamuna (Yamuna body logic sur le net) qui est toujours une femme incroyable, dédiée à son œuvre pour aider les autres à mieux vivre avec leur corps et on se retrouve à chaque fois avec plaisir. Dommage que je n’ai pu croiser sa fille, Yael , car j’aurais bien aimé la revoir. Par contre j’ai pu revoir Steven Schwartz que j’ai connu enfant, jeune adulte et que je revois avec sa femme à la cinquantaine … toujours le même enthousiasme pour la vie et j’ai l’impression que nous avons fait des chemins parallèle dans la vie, ce qui nous permet d’échanger, probablement un peu comme nos parents l’ont fait en leur temps.
Le départ se passe bien mais nous avons du gros temps. Première avarie c’est la drisse de l’enrouleur qui se rompt car le guide sur bastingage s’est cassé et coupé cette drisse toute neuve que je venais d’installer. Du coup elle est trop courte … j’ai heureusement un filin de dynéma suffisamment long pour la remplacer. Compliqué avec 25 nœuds de vents, les vagues qui passe par dessus le devant du bateau … je m’habille avec bottes, combinaison et manteau HPX et je passe une demie heure à me faire rincer alors que fixe un bout pour me permettre d’enrouler le génois. Je reste sec sauf pour l’eau qui en me coulant dans le cou me mouille un peu le T shirt. Une fois le génois enroulé, j’ai pu remplacer la drisse et re-déplier un tiers de Génois … mais le nouveau bout ne se bloque plus (trop petit et glissant) alors on bricole en bloquant sur un winch. A remplacer à HARTA !
Le lazzy bag, sac qui tient la voile sur le mat quand la voile est baissée, se déchire tout au long de la baume. Alors je l’enlève plutôt que de perdre les lattes et avoir ce truc qui claque au vent. J’ai l’impression de redevenir un singe alors que je travail sur un pont glissant, et secoué comme un âne. Evidemment le gilet de sauvetage avec ses deux attaches me sécurisent sur ces actions.
Ca fait 3 jours que nous sommes ballotés et qu’il faut s’accrocher partout. On se cogne et le champion de la renverse d’aliments ou boissons c’est moi ! Celia bravement nettoie le plancher de temps en temps pour éviter que cela devienne une patinoire. Le pire c’est qu’il y en a encore pour 3 jours avant de voir une éclaircie ! On fait bien 140 miles par jour, mais comme nous allons vers le sud cela ne nous rapproche que de 100 miles de notre destination. Enfin au bout de 6 jours nous avons une journée convenable et surtout nous sommes pointé vers notre destination .
Celia s’acclimate bien et est bien brave face à cette traversée très chaotique. Un peu frustrée que ce soit moi qui fasse la plupart des manœuvres, je lui dit de patienter et d’apprendre déjà en regardant. Puis petit à petit elle comprend et arrive à anticiper. Cela est d’une grande aide, ce qu’elle ne perçoit pas encore. Une nuit il y a eu de l’orage, chose qu’aucun marin n’aime depuis qu’il dépend de l’électronique, c’est ce qui a inquiété je pense le plus Celia.
Maintenant que l’on est sous la barre des tempêtes on continue quand même avec des vents erratiques et forts qui nous font prendre des ris et diminuer le génois. Heureusement que l’on a remplacé l’étais d’avant avant de partir. On a eu une journée de répit et tenté de pêcher mais sans succès … hélas les mers sont vides, il faudrait un moratorium de 10 ans pour que le poisson revienne … et encore. Beaucoup de méduses cependant ce qui indique là aussi qu’il n’y a pas de poissons prédateurs. Sur cette traversée on voit peu de sargasses, un tout petit peu au début mais rien de comparable aux ilots de plusieurs kilomètres lors de la traversée du Cap Vert en Avril dernier.
Une journée de pétole, alors je met le moteur pour découvrir qu’il y a une autre fuite d’huile.
Je remplace carrément la durite que j’avais déjà réparée une fois. Durite qui produit des fines pluie d’huile … heureusement j’avais acheté de la durite suite à la première fuite. Mais les aventure continuent ! Celia me dit que cela sent bizarre. Je regarde et vois un peu de fumée ? Ou juste quelque chose qui fume ? Jetant un coup d’oeil aux jauges moteur je vois que cela surchauffe et éteint tout de suite. Je rallume et vois que cela baisse, mais s’arrête à 100°. Je ré-éteint et cherche pour enfin trouver que la courroie n’est plus sur la pompe de refroidissement car le pignon de calage de la courroie a fondu et est bancale. Cette pièce sur roulement à bille ne sert qu’à positionner la courroie afin qu’elle adhère au générateur et à l’axe du moteur. Mon diagnostique est qu’un mécanicien a du lors d’une révision trop serrer cette courroie qui a engendré une surchauffe de cette pièce. Cependant elle est essentielle pour faire fonctionner le moteur en permettant son refroidissement. Nous sommes donc sans moteur ! Ce n’est pas les 700 miles qui restent qui m’inquiètent, en plus la météo annonce du vent, mais c’est l’arrivée au port de Harta. Sans moteur on ne peut même pas descendre l’ancre, sauf à la main. Je peut le faire tourner probablement 5 minutes mais pas plus avant qu’il ne chauffe.
Je démonte le cache et la pièce et vois qu’il y a un centre métallique. Je tente de refixer ce centre sur la poulie amochée en remplissant avec de l’époxy (toujours avoir de l’époxy avec soit!) et bien que ce ne soit pas totalement centré, possiblement suffisamment pour tenir quelques minutes. Soit cela casse en quelques secondes, soit cela tient quelques minutes, assez pour entrer au port ???
Le problème va être de disposer de cette pièce à Harta. Il est samedi du weekend avant le premier Mai qui est un pont jusqu’à Mercredi prochain … je tente de remuer ciel et terre, même Françoise semble en avoir mare des mes relances. C’était déjà le problème du weekend de pâques l’an passé quand j’ai eu le problème de la baume. Mais nous avançons vent grand largue (3/4 arrière) entre 7 et 9 nœuds avalant des miles comme jamais avant. On espère arriver avant une pétole annoncée mercredi soir ! Car sans moteur et sans vent on est coincé.
En me relisant je m’aperçois que je ne parle pas des heures tranquilles pendant lesquelles nous lisons, rêvassons, et en général « passons le temps ». Cela fait l’objet d’une discussion intéressante sur le peu d’intérêt et de valeur que la société et notre éducation donne a ce temps pourtant indispensable pour vivre, intégrer les expériences et penser. Penser, voilà une activité que l’on ne valorise pas à l’école. On me disait « tu regarde quoi ? » quand je regardais les arbres nus dans la cour de récréation, laissant mes pensées divaguer. Personne ne nous dis « prend le temps de penser ». Pourquoi on ne passerait pas une demie heure par jour à dire aux élèves, maintenant je vous propose de penser pendant une demie heure » ? Cela pourrait être très porteur de beaucoup d’apprentissages et finalement « apprendre à penser » n’es-ce pas le sujet principal de l’école ? On favorise le mouvement brownien des échanges électroniques du style « où t’es ? », les courriels qui servent de façon cachée à se couvrir et pouvoir dire « je te l’avais pourtant écrit » et les milliers de messages échangés dans les entreprises alors qu’il suffirait de traverser le couloir ... quand cela ne fait rien avancer sauf nos angoisses. Celia et moi parlons d’énormément de sujets variés de ce style dans des échanges réguliers qui deviennent rituels au fil de la traversée. Elle est dans l’âge où l’on sait assez pour savoir que l’on peu tout remettre en question et où l’on établit ses propres références. C’est passionnant et j’apprécie beaucoup ces échanges ouverts et francs
Toujours pas de poissons bien que l’on croise maintenant quelques petits bateaux de pêche indiquant je pense que nous entrons dans les eaux des Açores. Il est vrai que nous avançons à une telle allure que la pêche est moins accessible bien que plusieurs autres bateaux me disent qu’on peut pêcher sans problème jusqu’à 8 nœuds … moi je n’ai jamais rien attrapé au-delà de 4 nœuds.
On avale des livres de 1000 pages en quelques jours en se faisant bercer par les roulements des vagues. Je viens de relire « Centennial » histoire du Colorado romancée mais très bien écrite et documentée que je recommande à toute personne qui veut avoir un aperçu de l’histoire de cette région. Actuellement je lis « Les Caraïbes » de Michelet qui retrace l’histoire de cette région.

Voilà, nous sommes à 130 miles nautiques (MN) de Harta aux Açores avec un temps gris, du Mozart et des dauphins qui nous suivent venant nous voir de temps en temps. La vie à bord après le déjeuné d’une omelette salade (oui, le gaz est épuisé et nous utilisons le gaz de camping de Celia. Aux USA impossible d’obtenir ni adaptateurs ni recharge de nos bouteilles, alors j’ai acheté les embouts auxquels je pourrais ajouter des embouts européens et disposer non seulement d’une solution pour moi mais en avoir en surplus comme cadeau pour d’autres navigateurs. Apparemment personne n’a vu que c’était un créneau de marché à prendre, introuvable sur l’internet.

20 miles de Horta, tout d’un coup il n’y a plus que 4 puis 3 puis 2 nœuds de vent ! On est fixé sur place balloté par de petites vagues. J’ai beau tenter de tourner dans tous les sens, il n’y a pas de vent. On est là, comme un bouchon quand on voit au loin un voilier dans notre trace qui semble se diriger vers Horta. Il n’apparait pas sur l’AIS mais lentement devient de plus en plus grand. Une fois à porté de son, malgré mes gestes leur faisant signe auxquels ils n’ont pas répondu, ni à la VHF !, je fais sonner la trompe. Là ils se rapprochent et on leur explique notre problème. Alors ils nous prennent une ligne et nous tirent jusqu’à Horta. Manoeuvre très périlleuse initialement mais que j’arrive à maitriser … on se demande pourquoi le capitaine nous a fait pivoté sur nous même pour nous tirer et fixé le point de tire à sa gauche au lieu de le mettre au centre … mais je suis content de rentrer au port. Il accepte de me faire rentrer dans le port et lorsqu’il me lâche, j’arrive à glisser jusqu’à un quai sans avoir à mettre de moteur. Ce sont des allemands, équipiers payants ou non selon leur relation avec le capitaine, qui vont à Gibraltar. Je propose au capitaine d’inviter l’équipe à diner, mais il me dit qu’ils n’ont pas besoin de cela et qu’il préfère que je lui donne de l’argent. Quand je lui demande combien, il me demande 200€ (je trouve cela mesquin, surtout quand j’ai appris qu’il est multi millionnaire avec son bateau à 5 million d’Euros, mais c’est a peu près ce que j’aurais payé pour un diner.)
HORTA, petit village agréable avec un accueil chaleureux. J’y trouve des magasins et personnels compétents, même type qu’en Martinique. Ce sont des gens qui ont l’habitude de travailler avec des navigateurs qui naviguent pour de vrai. Au port, les autorités ayant appris que j’avais une panne moteur, m’envoi des gendarmes pour me faire dire qu’ils n’autoriseront pas mon départ sans avoir l’assurance que c’est réparé. Apparemment ils considèrent qu’ils sont responsables et en plus je pense qu’ils n’ont aucune envie d’avoir des bateaux qui partent puis appellent au secours une fois en mer. En plus je rencontre un couple qui réparent les voiles et dont on me dit grand bien, alors je leur confie le Lazy Bag qu’ils me réalisent pour 20 % de moins que les meilleurs prix sur l’internet. Sophia Borges et Louis Serpa sont charmant et je les invitent à diner après avoir installé le nouveau Lazy Bag qu’ils ont fait à mes spécifications sur la base de l’ancien modèle. Je pense qu’ils resteront des « amis » et que je les reverrais à un retour aux Açores.

On attend les pièces, tout est prèt pour repartir mais c’est la saison des journées fériées et des ponts. On nous promet les pièces Mardi, possiblement Mercredi mais surement Jeudi. En attendant nous visitons l’ile mais en avons vite fait le tour et le temps commence à être long. Heureusement on fraternise avec les voisins, partageons des repas et échangeons nos histoires. Hélène est arrivée et s’intègre a notre duo, c’est « la copine » donc pas difficile à intégrer.

Finalement Jeudi on m’annonce que la pièce ne sera là que Vendredi à 19hr car l’avion arrive vers les 17hrs … et qu’ils l’installeront dès son arrivée. Je suis très mécontent car Mercredi on m’avait assuré que la pièce était chez le transporteur et programmée pour l’avion du matin jeudi. Alors Vendredi je fais le tour afin de m’assurer que la pièce est réellement sur l’avion et je passe après avoir payé le port et fait les documents de sortie (passeport du bateau pour l’Europe pendant 18 mois) à la capitainerie maritime qui doit me permettre de partir ayant vérifié que la réparation était faite. Là j’apprend que le vendredi ils ferment à 16hr, donc personne pour faire la vérification et livrer le certificat. Je leur annonce que je pars de toute façon et ils me disent que s’ils apprennent cela, ils viennent me chercher, immobilisent le bateau et me mettent en prison. Cependant ils m’informent que si je paye 85 € pour le constat et 25€ pour l’encaissement hors horaire ils peuvent programmer cela pour 19hrs. Furieux je n’ai plus qu’à dire oui.
A 19hr en effet on vient installer la pièce et faire un test moteur, puis on attend une demie heure que le technicien de la capitainerie vienne vérifier, ce qu’ils font et prennent des photos à mettre dans leur rapport. Enfin je pars payer à la capitainerie, mais là les policiers m’informent que la personne préposé aux encaissements n’est pas là et qu’il faut l’attendre … 5 minutes. Ils sont charmant et s’excusent mais disent qu’ils ne peuvent prendre l’argent. Heureusement j’avais sortit des espèces car après 3 fois où l’on me demande d’attendre 5 minutes, une demie heure plus tard je leur dit que cela suffit, je paye pour le service et que je ne vais pas attendre plus longtemps. Le jour baisse et je veux partir avant la nuit. Alors je sors l’argent, le compte devant la police et gentiment ils me font le document de sortie requis pour mon départ. Tout ceci avec mille excuses, des policiers charmants mais une administration incompétente.
Je vais alors payer mes pièces et mes achats ayant au préalable parlé avec Duncan, le propriétaire, auquel j’ai dit que du à leur retard je devais payer 110€ à la police et 20€ à la capitainerie, frais que j’estimais ne pas être à moi de payer. Face à cet argument, il m’a dit « paye ce que tu estime être juste » ce que j’ai trouvé franchement très honnête et responsable. Je recommanderais à tous d’aller chez eux car s’ils ont la réputation d’être un peu plus cher (non prouvé) en tout cas travailler avec des gens compétents et qui respectent leurs engagements, c’est rare, à encourager et à faire savoir.
Nous partons enfin avec un bateau en bon état, sauf le chauffage qui est toujours en panne malgré qu’il reçoit correctement du fuel, mais le manuel technique ne parle pas du code panne que j’ai (à faire réparer par Beneteau).
Départ en direction du nord où un front se dessine et pour éviter une pétole annoncée dans deux jours sur notre route. Un peu frustrant car on ne fait que 80 % vers notre direction ou moins et pourtant on avance à 6 nœuds. Les prévisions cependant sont bonnes, voir excellente car pas de gros temps et un vent « honorable » pour tout le trajet hors une petite pétole vers l’arrivée … mais cela peut changer.
Après une journée d’adaptation, les filles ayant un petit mal de mer mais rien de grave, Hélène dors beaucoup et Celia n’est pas au mieux le premier jour, même moi je ressent un léger mal de crane, on s’adapte et la navigation est finalement TRES tranquille. Des journées qui démarrent avec du 140 miles jour et même parfois du 160 à 7 ou 8 nœuds de moyenne. Celia forme Hélène et je complète. Elle trouve que mes directives ne sont pas toujours claires et que mon ton est trop directif, voir préremptoire, on a même un jour une remarque que je fais suite à une erreur que Celia ne trouve pas « constructive », mais heureusement le dialogue est là et on s’aime bien ce qui permet de dépasser ces embrouilles passagères.
Hélène a déserté sa cabine pour dormir avec Celia. Elles sont chahutées lorsque l’on est au pré mais semblent faire avec … leur lit ressemble à un nid. Les partages de tâches se font bien et elles participent aux points de nuit et aux manœuvres. Celia a même assumé le rôle de capitaine une journée mais n’en a pas redemandé. Je tente de gérer le bateau pour arriver au plus vite sans pour autant se faire bousculer. A 4 jour de l’arrivée je pense que l’on pourra faire le parcours en 12 jours ce qui est très honorable. Depuis que nous avons passé la moitié du parcours Celia organise sa vie d’après et moi je me languit de Françoise qui semble un peu seule à la maison. On a des nouvelles par SMS et de temps en temps j’arrive même à téléphoner alors qu’au Caraïbes c’était inaudible.
Roscoff est maintenant proche, je suis impatient d’arriver en vue des côtes de Bretagne.

Sunday, April 15, 2018

New Rochelle – Connecticut, récit de Célia

Etant bloqués depuis 1 semaine à la marina de la New Rochelle avec Pascal, nous avons eu le temps de commencer à bien faire connaissance. Beaucoup de gens m’ont souvent posé la question suivante : « mais, tu penses que ça va le faire avec ce mec que tu ne connais pas ?! » ; et ma réponse a toujours été la même : « oui, le courant est bien passé au téléphone, et je le sens bien » , et ce « good feeling » a très vite été confirmé lorsque je l’ai rencontré avec sa femme à New York.
J’ai donc toute confiance pour notre 1ere navigation qui nous emmène vers la marina de Westbrook.
Les prévisions sont bonnes, nous avons laissé passer la tempête annoncée pour naviguer sous soi-disant 20-25 nœuds en début d’aprem, diminuant en cours de soirée.
Le départ se fait (enfin!), nous sortons tranquillement de notre marina, montons la GV, puis la trinquette (petite voile avant) avec vent arrière de 15 nœuds. C’est une découverte pour moi, j’ai très peu d’expérience en navigation et suis là pour tout apprendre. Pilote auto en route, Pascal en profite pour effectuer une réparation à l’intérieur. C’est bien évidemment à ce moment-là que le pilote auto décide de décrocher (il n’est plus capable de maintenir son cap et ne sait donc pas quoi faire).
J’observe, tranquillement, Pascal, manoeuvrer pour nous remettre dans le bon sens, j’apprends à ressentir ce bateau que je ne connais pas et dont je peux seulement dire, à ce moment là, qu’il est stable. Je mentirai si je disais que je n’ai pas d’appréhension, c’est toujours impressionnant de giter et voir la mer à 45 degrés sur un voilier de 45 pieds. Je reprends confiance, le pilote nous lâche 2 ou 3 fois mais je commence à me sentir à l’aise, ; malgré un vent forçant vers 20 nœuds.
D’un coup, tout arrive en même temps : rafale à 40 nœuds, chariot du rail qui s’arrache du rail (ce qui ne devrait pas arriver !!), en conséquence écoute de trinquette totalement au vent, qui nous fait des rafales jusqu’à 35 nœuds, Pascal tentant de récupérer l’écoute de trinquette qui s’est défaite du winch. Je tente de l’aider du mieux que je peux, c’est là que je peux ressentir toute la puissance du vent dans ce morceau de corde que je tente de maitriser pour le remettre sur le winch. De toute manière cela ne sert à rien, il ne tient pas dessus. Pascal tente de maintenir le cap au moteur, qui se décide lui aussi à tomber en panne… Que dire ? Le stress commence à monter chez moi, paniquer ne changerait rien, alors j’espère juste qu’il trouvera la panne pour se remettre sur le bon cap… Ce n’est pas gagné, mais il semblerait que j’ai décidé de naviguer avec la bonne personne ; il remet tout d’aplomb et décide d’affaler la GV (vent trop puissant pour permettre de naviguer avec) afin de continuer au moteur. Une fois le moteur en route, tout devient plus simple et nous sommes juste secoués par la houle et un peu le vent. Nous apprendrons le lendemain à la marina que le vent est monté jusque 45 nœuds.
Je fais ma 1ère navigation de nuit, en surveillance d’instrument pendant que Pascal fait une petite sieste. Puis il prend le relai et nous arrivons vers 3h du mat à proximité de notre destination et descendons l’encre pour finir la nuit et arriver tranquillement le lendemain midi à la marina.
Ce baptême, bien que secoué, me permet d’apprendre à ressentir le bateau et en découvrir sa stabilité dans la « tempête », et de connaître le capitaine en situation de difficulté (de mon point de vue), je suis donc confiante pour traverser l’Atlantique, ce qui est important pour nous 2.
Egalement, même si prenons du retard (départ prévu 26 mars), et à certains moment rongeons notre frein, ces évènements sont tous liés ; le changement de la GV nous permet de voir les torons du câble de génois cassés, le retard de la réparation de l’auto pilote nous faisant traverser une journée plus ventée que prévu, permet de réparer facilement et non pas en pleine mer certaines pièces défectueuses (écoute) et d’effectuer un départ totalement serein.
Là nous avons enfin donné un sérieux coup de nettoyage à l’extérieur du bateau qui était plein de sels. Les vagues ont déchiré le sac du Spi attaché sur le pont et ont l'a perdu. Je remarque une sangle qui reste qui semble elle déchiré aussi, un résultat du chariot cassé?

Il faut savoir prendre son mal en patience, ce qui devrait nous permettre de pleinement profiter de la traversée jusqu’au Azores puis en France !
Pour ma part, je m’estime heureuse et très chanceuse d’être tombée sur une personne aussi ouverte d’esprit pour embarquer une inconnue inexpérimentée, et lui laisser la possibilité d’apprendre à réaliser un de ses rêves : naviguer.

New Rochelle - Connecticut, story of Célia

Being stuck for 1 week at the marina of New Rochelle with Pascal, we had time to get to know each other. Many people have often asked me the following question: "But, do you think it will do with this guy you do not know ?! »; and my answer has always been the same: "yes, the feeling is good over the phone, and it feels good", and this "good feeling" was quickly confirmed when I met with his companion in New York .
So I have all confidence for our first navigation that takes us to the Westbrook Marina.
The forecasts are good, we let the announced storm to sail under so-called 20-25 knots early aprem, decreasing during the evening.
The departure is done (finally!), We leave quietly of our marina, assemble the GV, then the staysail (small forward sail) with tailwind of 15 knots. This is a discovery for me, I have very little experience in navigation and am here to learn everything. Auto driver en route, Pascal takes the opportunity to make a repair inside. It is obviously at this point that the driver decides to pick up (he is no longer able to maintain his course and therefore does not know what to do).
I observe, calmly, Pascal, maneuver to put us in the right direction, I learn to feel this boat that I do not know and which I can only say, at that moment, that it is stable. I will lie if I say that I have no apprehension, it is always impressive to lie and see the sea at 45 degrees on a sailboat 45 feet. I regain confidence, the driver lets us go 2 or 3 times but I start to feel comfortable,; despite a wind force up to 20 knots.
Suddenly, everything arrives at the same time: gusting to 40 knots, the rail chariot that pulls off the rail (which should not happen!), Therefore we put totally into the wind, which gusts us up at 40 knots, Pascal trying to get hold of the staysail which broke the rail chariot. I try to help him as best I can, that's where I can feel all the power of the wind in this piece of rope that I try to control to put it back on a winch. Anyway it is useless, I cannot fix it on it. Pascal tries to stay on course with the engine, which also decides to break down ... What to say? Stress starts to rise at home, panic would not change anything, so I just hope he'll find the fault to get back on track ... It's not a sure thing, but it seems like I decided to navigate with the right person ; he puts everything right and decides to lower the GV (wind too powerful to navigate with) to continue with the engine. Once the engine is running, everything becomes easier and we are just shaken by the swell and the wind. We will learn the next day at the marina that the wind had risen to 45 knots.
I'm doing my first night navigation, instrument monitoring while Pascal takes a nap. Then he takes the relay and we arrive around 3 am near our destination and downed the anchor to finish the night's sleep and enter quietly the next noon at high tide at the marina.
This baptism, although I am shaken, allows me to learn to feel the boat and discover its stability in the "storm", and to know the captain in difficulty (from my point of view), so I am confident to cross the Atlantic, which is important for us 2.
Also, even if we are falling behind (planned departure on March 26th), and at some point in the making, these events are all linked; the change of the GV allows us to see the cable with 4 strands broken for the genoa, with the delay of the repair of the autopilot making us go through a day windier than expected, it can easily be repaired and not in the open sea! repairing some defective parts makes for a completely serene departure.
The waves we suffered tore off our Spi, which was well attached on deck. But the sun had seriously weakened the canvas of the bag and it tore and the sail disappeared. We had no indication of this loss, which must have taken place in the night, I just noticed the torn bag dangling overboard in the morning and a strap torn which could be the effect of the flying chariot.
 We must know how to have patience, which should allow us to fully enjoy the crossing to Azores and France!
For my part, I feel very happy and fortunate to have fallen on such an open-minded person to take on an inexperienced stranger, and to give her the opportunity to learn how to realize one of her dreams: to sail.


Friday, March 30, 2018

MARCH 2018

See English version below French

Charleston to New York
Assis, calé contre la banquette du carré, l’ordinateur sur les genoux, nous sommes en plein sport car la gite est de 15°, les coups de vents montent à 27 nœuds et nous sommes au pré (vent de face). Petite consolation, le vent vient de la terre, nous sommes à 25 miles des côtes, donc la mer n’a pas le temps de développer de trop gros creux. Revers de la médaille, la mer est hachée car les fonds sont peu profonds et le vent virevolte de 50°, parfois à 325° et d’autres à 000° soit entre nord ouest et plein Nord. Françoise est réfugiée dans la cabine, allongée à regarder la mer qui couvre régulièrement le hublot, et m’annonce que nous allons vers des nuages bien gris.
Cela fait 2 jours que nous avons quitté la marina d’un grand hôtel face à Charleston. 
Non seulement nous voulions voir cette ancienne ville très pittoresque que vous découvrirez par les photos de Françoise, mais en quittant Miami, j’ai découvert que la carte de la région nord de la Floride que je venais d’acheter ne donnait aucun détail pour entrer dans les ports et s’arrêtait de donner des informations à 20 miles de la côte. Très gênant pour naviguer car c’est sur la côte que tous les dangers sont à éviter. Je dois dire que les cartes sont remarquables et l’on peut naviguer rien qu’à l’écran si besoin car avec le GPS et ces cartes, on a une précision de quelques mètres, au moins dans les endroits où nous avons navigué. Je reste cependant toujours très suspicieux car je me dis qu’un jour je rencontrerai un endroit où la carte manque de précision.
Dès notre arrivée, nous avons rencontré Dany, un pêcheur du New-Foundland qui a acheté un ancien bateau de pêcheur reconvertit en Yacht qu’il retape depuis janvier pour le remonter chez lui. Il pense l’utiliser un an ou deux en loisir et le revendre comme bateau de pêche en proposant de faire les reconversions pour l’acheteur. Consommation fuel estimée à une trentaine de litres à l’heure pour ce bateau de 15 mètres et 32 tonnes ! Bonnes discussions sur la pêche et le coeur sur la main. Il nous a emmené faire changer la carte de navigation, obtenir quelques outils et faire des courses. On a pu ainsi avoir une soirée pour visiter Charleston et se faire un diner à l’Oyster Bar, ou nous avons gouté aux huitres du coin, petites mais bonnes.
On voulait partir Lundi car la marina coute plus de $100 par jour, mais le vent soufflait à 19 nœuds dans le port protégé. J’ai pu négocier avec le capitaine du port que je parte dès que le temps le permettait sans payer plus et nous sommes donc partit à 3 heures du matin à marée haute avec un vent de 9 nœuds. Manoeuvrer dans le noir dans un port est un sport que je n’aime pas, mais heureusement le bateau était en bout de ponton et j’ai pu sortir sans encombre malgré que j’ai découvert que mon propulseur avant de nouveau ne fonctionne pas. Soit c’est la carte de la télécommande de nouveau (déjà changée il y a 3 mois) soit il y a un fusible que je n’ai pas encore trouvé sur le boitier extérieur de la télécommande … je cherche car la documentation Beneteau est lamentable.
Normalement quand on navigue avec plus de 10 nœuds de vent au large je met le pilote pour qu’il suive le vent et garde un œil en cas de décalage trop important sur notre objectif d’arrivée. MAIS là je viens de tenter la navigation au vent et les décalage du vent sont trop important ; le pilote automatique ne sait plus où il habite et travail trop. Donc on navigue au cap et on surveille afin que les voiles restent adaptées aux changements du vent, ce qui nous permet d’ignorer les changements qui durent que quelques secondes ou minutes.
Les aventures continuent ! Le génois vient de se déchirer le long de la bordure anti-UV que j’avais fait réparer en Martinique avant l’été. Je pense que la voile est maintenant TRES fatiguée et donc qu’il faut que je pense à la remplacer. Entre les 2 années où elle a surement du être abusée et les 8000 miles que nous avons déjà parcourus, je suis bon pour une voile neuve. J’achèterais une voile de voyage et non pas une voile de compétition, il faudra que je me renseigne.
Françoise me dit que cela sent le brulé, une odeur acre et nauséabonde qui me remonte un goût étrange dans la bouche et un mal de crâne. Après multiples explorations, en retraçant le conduit du chauffage, je m’aperçoit que la gaine fume … cela se répand dans tout le bateau via les passages de conduits ! ON COUPE LE CHAUFFAGE car la gaine même dégagée se remet à fumer quand on rallume. Je suis furieux contre Benneteau une fois de plus, car les aménagements intérieur des équipements permet ce genre de « conneries ». Il faudra qu’en France je cloisonne les équipements afin que ce que l’on met dans la cale ne puisse pas toucher, endommager, déranger … les équipements de navigation. CECI EST INADMISSIBLE de la part de Benneteau dans la conception. De plus les espaces de rangements sous les couchettes sont eux aussi inutilisables tel qu’installés, car les croisements de bois pour soutenir les lits fait que les entrées sont toutes petites et biscornues. Il suffira de changer ces renforts avec des renforts amovibles pour régler le problème, mais franchement, pour un bateau qui est vendu 250K€ nu (budget 300k€ minimum neuf!) on pourrait s’attendre à mieux !
Nous allions voir les Outer-Banks, mais vu la déchirure du génois (à remplacer avec le génois neuf que j’ai en cale) et la panne de chauffage qui requiert que je change probablement la gaine, nous irons à Norfolk où l’on me dit qu’il y a des compétences Benneteau et des professionnels des divers équipements à bord. C’est l’entrée de la baie de Chesapeake, historiquement le berceau de la voile aux USA. Nous mettrons le bateau en état de faire la traversée car à NYC ce sera bien plus difficile d’accéder à des professionnels de la voile et magasins d’accastillage si besoin. Nous ne serons plus qu’à 275 miles nautiques de NYC, soit 3 jours de navigation, j’espère arriver vers le 20 pour pouvoir profiter un peu de NYC et voir quelques amis … si disponibles !
Françoise me demande si la ligne est prise, je regarde et pour la deuxième journée de suite nous avons un thon, 3-4 kilos, petit mais superbe et juste la bonne taille pour nous. Ce midi le poisson sera frais ! Hier nous l’avons mangé mariné cru, aujourd’hui c’est une recette au four de la région de Caliure … oui, vous pouvez le dire, nous sommes malheureux. Le petit Ménitou bien frappé est délicieux en apéro et avec notre plat. On est Français quand même !

Norfolk – New York
Si vous regardez sur la carte ce n’est pas bien loin, mais en navigation par 25 nœuds de vent et parfois des rafales à 30-35, on ne reste pas sur le pont à se geler et on navigue par instruments de l’intérieur, le temps paraît long. En arrivant, en voulant plier la Grand Voile, elle se déchire sur un pan, il faudra que je la remplace pour la traversée. Ces voiles ont maintenant plus de 15 000 miles nautiques et selon mes questions aux divers experts, il semble qu’il est « normal » qu’il faille les remplacer. Heureusement j’ai un jeu de voiles neuves, celles d’origine du bateau que j’ai mis dans les soutes. Mais en voulant remplacer la Grand Voile je m’aperçois que QuoVadis a installé un rail spécial pour la voile North Sails qu’il faut que j’enlève pour que je puisse glisser la voile dans le rail prévu dans le mat. Gros travail que je fais suspendu avec des vis qui parfois sont soudée au rail et qu’il faut percer pour enlever. Heureusement, Celia vient d’arriver et elle a la pêche pour m’aider et partage bien le travail. Une fois le rail enlevé on s’aperçoit que cette voile neuve a des lattes que QuoVadis a oublié de me donner, seuls les lattes intermédiaires sont là mais il faudra que je me procure plusieurs lattes ou naviguer sans … pas bon pour la voile.
En attendant le pilote s’est remis à fuir malgré le bloc que j’ai mis en place pour fixer la structure. Je m’aperçoit aussi que l’arche qui tient la baume montre des signes de stress dans le gel coat et tout un ensemble de problèmes, plus particulièrement l’étais de mat qui a trois torons cassés. Je m’arrête donc chez un représentant Beneteau sur demande de Beneteau pour faire réparer ce qui est urgent pour la traversée et obtient l’accord de Beneteau pour qu’ils règlent les problèmes dans un chantier en France, apparemment à Cherbourg.
Nous avons donc remonté la East River et par chance le courant de la marée montante nous a ajouté jusqu’à plus de 2 nœuds, on est donc arrivé bien plus vite que prévu et à l’arrivée, Philippe un travailleur de la marina était encore là pour nous aider à accoster. Première navigation de Celia qui est ravie mais à compris la nécessité de bien se couvrir, il faisait TRES froid. On a pris un pot avec René qui gère la Hudson Point Marina (prix $200/jr!) avant de partir , un homme impressionnant et très gentil qui a un projet de construction sur l’eau d’un immense complexe qui utiliserait le flux d’eau de la rivière pour fournir l’énergie utilisée par les bâtiments. Très beau projet qui j’espère verra le jour.

Celia
Celia a répondu à mon annonce que j’avais besoin d’un équipier(e) pour une traversée de l’atlantique en Avril. Nous avons communiqué par téléphone et son profil de 28 ans, sportive, technicienne en aérodynamique etc m’ont bien plut. Arrivée avec son sac à dos, Françoise et moi l’avons accueillie et le contact a confirmé ma bonne impression. Françoise à donc pris son avion pour la France et je me retrouve avec Celia à organiser le bateau pour la traversée.
J’ai par exemple 200 litres de fuel en bidons pour compléter les 200 litres du réservoir … par sécurité car je ne pense pas les utiliser. Mais avec le froid qui fait que le chauffage consomme du fuel, la possibilité d’avoir besoin de sortir de situations de « pétole (pas de vent) » etc, il est prudent d’avoir une bonne réserve. Ici le fuel est à 60centimes d’euros le litre, j’ai donc acheté des bidons spécialisés fuel et très pratiques que je met sous le ban lors de la navigation. Après la Grand Voile il faut fixer l’annexe sur le pont en mettant les anciennes voiles en dessous. Je les ramène car je veux l’avis d’un voilier avant de les dé-commissionner définitivement et, si c’est le cas, je pense que je les utiliserais pour créer des espaces couverts à Fort Mahon ou Braie.

La CASTAWAYS Marina est située dans un bras d’eau très calme et associée à un chantier qui semble bien tourner avec 99 % de bateaux à moteur. Ici aux USA je pense que les gens ont peu de temps de loisirs et donc favorisent les bateaux à moteur qui permettent d’aller vite où on veut et en revenir à des heures précises. Mais franchement ce n’est pas une vision de la vie que j’envie. Joe est très avenant et son patron Billy un homme d’affaire très avertit. Les travaux trainent car la communication entre Beneteau et Billy, le patron de Castaways est floue et Billy ne veut surtout pas faire autre chose que répondre présent à Beneteau pour faire ce que Beneteau lui dit de faire. Je tente de faire comprendre ici la mentalité Française du flou et garder tous les acteurs bien conscients de l’importance de faire avancer les choses pour que je puisse partir au plus vite. Celia et moi nous rongeons le frein !

En attendant il fait froid ! Le temps est maussade et pluvieux parfois avec des pluies un peu verglacées qui rendent le ponton dangereux. On bosse pour tout préparer au plus vite. Ce Bimini sera remplacé avec ma construction d’un cockpit enfermé sur lequel je travail les plans depuis 3 mois maintenant.

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Charleston to New York
Sitting, leaning against the seat down below deck, the computer on the knees, we are doing sport activity because the lean is 15 °, the gusts of wind are up to 27 knots and we are headwind. Small consolation, the wind comes from the land, we are 25 miles from the coast, so the sea does not have time to develop too big swells. On the other side of the coin, the sea is choppy because the depths are shallow and the wind twirls by 50 °, sometimes at 325 ° and others at 000 ° between north and west. Francoise has taken refuge in the cabin, lying staring at the sea which regularly covers the porthole, and announcing that we are going towards gray clouds.
It's been 2 days since we left the marina of a big hotel facing Charleston. There we finally gave a serious cleaning to the outside of the boat which was full of salt.
Not only did we want to see Charleston’s very picturesque old town that you will discover through Françoise's photos, but when I left Miami, I discovered that the map of the North Florida area that I had just bought did not give any details to enter in the harbors and stopped giving information to 20 miles from the coast. Very inconvenient to navigate because it is on the coasts that all dangers are to be avoided. So we went to the local major marine supplier, West Marine, and they graciously replaced the chip. I must say that the maps are remarkable and you can navigate on the screen if necessary because with the GPS and these maps, we have a precision of a few meters, at least in the places where we sailed. However, I remain very suspicious because I tell myself that one day I will meet a place where the map lacks precision.
As soon as we arrived, we met Dany, a fisherman from New-Foundland who bought an old fishing boat converted back into a yacht that he has been recovering since January to take it home. He thinks to use it a year or two in leisure and resell it as a fishing boat by proposing to make it’s reconversion into a fishing boat for the buyer. Fuel consumption is estimated at 30 liters per hour for this boat of 15 meters and 32 tons! Good discussions on fishing and he has his heart on his hand. He took us to change the navigation map, get some tools and go shopping. We were able to have an evening to visit Charleston and have a dinner at the Oyster Bar, where we tasted the oysters of the area, small but good.
We wanted to leave Monday because the marina costs more than $ 100 a day, but the wind was blowing at 19 knots in the protected harbor. I was able to negotiate with the harbor master that I leave as soon as the weather allowed without paying more and so we left at 3 am at high tide with a 9 knot wind. Maneuvering in the dark in a harbor is a sport that I do not like, but fortunately the boat was at the end of the pontoon and I was able to get out safely despite discovering that my bow thruster was not working again. Either it's the card of the remote control again (already changed 3 months ago) or there is a fuse that I have not yet found on the outer case of the remote ... I'm looking for the documentation as Beneteau’s is dismal .
Normally when sailing with more than 10 knots of wind I put the pilot to follow the wind and keep an eye in case of too much shift on our goal of arrival. BUT when I try to sail in the wind, the offsets of the wind were too important; the autopilot does not know where he lives and work too much. So we sailed on a fixed course and watched to insure the sails remained adapted to the changes of the wind. This allowed us to ignore changes in the wind direction that last only a few seconds or minutes.
The adventures continue! The genoa has just torn along the UV rim that I had repaired in Martinique before the summer. I think that the sail is now very tired and so I have to think about replacing it. Between the 2 years of renting the boat when she was probably abused and the 8000 miles we have already traveled, I am good for a new set of sails. I will buy the kind for sailing and not those for sailing competition .. I must research this.
Francoise tells me that it smells like burning, an acrid and nauseating odor that brings me back a strange taste in the mouth and a headache. After multiple explorations, retracing the duct heating, I realize that the protective heat sheath smokes ... it spreads throughout the boat via duct passages!  I CUT THE HEATING because the sheath even pulled from the duct will start to smoke when you turn it on again. I am furious with Benneteau once again, because the interior fittings of the equipment allows this kind of "bullshit". It will be necessary in France that I compartmentalize the equipment spaced so that what one puts in the hold can not touch, damage, disturb ... the equipment of navigation. THIS IS NOT PERMISSIBLE on Benneteau's part in the design. In addition, the storage spaces under the berths are unusable as installed, because the wood crossings to support the beds makes the entries areas very small and quirky. I’ll just change these reinforcements with removable reinforcements to solve the problem, but frankly, for a boat that is sold 250K € bare (budget 300k € minimum for most people) We could expect better!
We were going to see the Outer-Banks, but given the tear of the genoa (to replace with the new genoa that I have in the hold) and the heating failure that requires that I probably change the sheath, we will go to Norfolk where they tell me that there are Benneteau skills and professionals of various equipments on board. This is the entrance to Chesapeake Bay, historically the cradle of sailing in the USA. We will put the boat in the condition to make the crossing because in NYC it will be much more difficult to reach sailing professionals and shops if needed. We will be only 275 nautical miles from NYC, 3 days sailing, I hope to arrive around the 20th to enjoy NYC and see some friends ... if available!
Francoise asks me if the fishing line is taken, I look and for the second day in a row we have a nice tuna, 3-4 kilos, small but beautiful and just the right size for us. This afternoon the fish will be fresh! Yesterday we ate it aw marinated, today it's a baked recipe from the Caliure region ... yes, you can say, we're unhappy. The well-chilled  Ménitou wine is delicious as an aperitif and with our dish. We are French remember!

Norfolk - New York
If you look on the map it is not very far, but navigating by 25 knots of wind and sometimes gusts to 30-35, we avoid the bridge where we freeze and we navigate by instruments from the inside, time seems long. Arriving, trying to fold the Main Sail, she tears on a side, I will have to replace it for the crossing. These sails now have more than 15,000 nautical miles and according to my questions to the various experts, it seems that it is "normal" that they need to be replaced. Fortunately I have a set of new sails, those originally sold with the boat that I put in the holds. But trying to install the new Main Sail, I realized that QuoVadis had installed a special rail for the North Sails sail they had installed, I must remove this so that I can slide the sail in the rail slot on the mast. Hard work that I do hanging in a hung seat going up the mast with screws that are sometimes welded to the rail that you have to drill to remove. Fortunately, Celia has just arrived and she is eager to help me and share the job well. Once the rail removed we realized that this new sail has battens that QuoVadis forgot to give me, only the intermediate battens are here but I will have to get several battens or sail without ... not good for the sail.
In the meantime, the pilot started to leak despite the block I put in place to fix the structure. I also see that the arch that holds the balm shows signs of stress in the gel coat and a whole set of other problems, particularly the front halliard that has three broken strands. So I agreed to stop at a shipyard representating Beneteau at their request to repair what is urgent for the crossing and Beneteau agreed to solve the other problems in a shipyard in France, apparently in Cherbourg.
We went up the East River alongside NewYork and by chance the current of the rising tide pushed us forward more than 2 knots, so we arrived much faster than expected. On arrival, Philippe a marina worker was still there to help us dock. First navigation of Celia who is delighted but understood the need to cover herself well, it was VERY cold. We took a drink with Rene who manages the Hudson Point Marina (price $ 200 / day!), An impressive and very kind man who has a construction project on the water of a huge complex that would use the water flow of the river to provide the energy used by the buildings. Very nice project that I hope will see the day.
Celia
Celia replied to the announcement that I needed a crew member for an Atlantic crossing in April. We communicated by phone and her profile of 28 years, sports, aerodynamic technician etc. pleased me. Arriving with her backpack, Françoise and I welcomed her and the first contact confirmed my good impressions on the phone. Francoise has now taken her plane to France and I find myself with Celia to organize the boat for the crossing.
I have for example 200 liters of fuel in cans to complete the 200 liters tank ... for safety because I do not expect to use them. But with the cold that makes the heating system consume fuel, the possibility of needing to get out of situations of "slack wind (or no wind)" etc., it is prudent to have a good reserve. Here the fuel is 60 cents per liter, so I bought specialized fuel recipients that I put under the rear bench during navigation. L install the old sails under the Dinghy on deck.  I bring them back because I want the advice of a sail maker before definitively decommissioning them and, if so, I think I will use them to create covered spaces at Fort Mahon or Braie (Françoise’s house in the swamps).
The CASTAWAYS Marina is located in a very calm waterway and associated with a shipyard site that seems to be running well with 99% of motor boats. Here in the USA I think that people have little leisure time and therefore favor motor boats that allow you to go where you want to go and come back at specific times. But frankly it's not a vision of life that I envy. Joe is very friendly and his boss Billy, a businessman very weary. The scheduling of the work drags on because the communication between Beneteau and Billy, the boss of Castaways is blurry and Billy does not want to do anything other than meet Beneteau specific requests. I try to make clear here the cultural differences in expressing themselves, French mentality of approximation, the US mentality of exactitude and try to keep all the actors well aware of the importance of making things progress so that I can leave as soon as possible. Celia and I are anxious to leave!
In the meantime it's cold! The weather is gloomy and rainy sometimes with some icy rains that make the pontoon dangerous. We work hard to prepare everything as quickly as possible, including the tear of the protective glass on the awning, which lets the icy wind pass. This Bimini will be replaced by my planned construction of an enclosed cockpit which I have been designing for the last 3 months will replace this. This will allow us to sail in any weather and cold areas both north and south.